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La nouvelle que nous venons d’apprendre met à nu des
vérités politiques et nous oblige à renforcer la
bataille sociale afin de convertir le revers en une victoire : la Cour Suprême des États-Unis vient
d’annoncer son refus de réviser le cas des cinq
antiterroristes cubains qui ont été injustement
condamnés à de lourdes peines de prison.
Roberto Pérez Betancourt
19-06-2009
Après avoir déjà passé
bientôt onze ans en prison, Antonio Guerrero,
Fernando González, Gerardo Hernández, Ramón Labañino
y René González continuent d’être les victimes des manipulations des groupes de la maffia anti-cubaine
installée aux États-Unis, qui cherchent par tous les
moyens à prolonger leurs souffrances et les
utilisent comme une arme de chantage.
L’arrogance de
l’empire ne doit pas nous empêcher de voir les
choses clairement. Comme viennent de le dire
publiquement trois dirigeants d’importants
mouvements de solidarité des États-Unis, Alicia Jrapko, Gloria La Riva y Andrés Gómez, notre arme
fondamentale, pour obliger ceux qui n’ont pas encore
compris à raisonner correctement sur ce cas, doit
être la mobilisation sociale et politique active en
faveur de la libération des Cinq.
La Cour Suprême s’est
limitée à traduire la volonté du gouvernement des
États Unis. Qui a intérêt à utiliser la liberté des Cinq comme un moyen de chantage contre Cuba ? Pensent-ils ainsi pouvoir accumuler des munitions
pour briser l’intégrité et les principes du
gouvernement et du peuple cubains ? S’ils croient
cela possible, il est évident qu’ils n’ont pas
compris les leçons de l’histoire.
Le fait que la Cour
Suprême ait refusé de rouvrir le dossier des Cinq,
malgré la grande quantité d’avis impartiaux de
caractère juridique et politique qui appuyaient
cette révision, démontre simplement à quel point il
est illusoire de parler de séparation des pouvoirs
dans ce que l’on nomme la démocratie bourgeoise.
Pour ceux qui tiennent
le pouvoir entre leurs mains, les autres êtres
humains ne sont que des objets manipulables et ils
les manipulent toujours en fonction de leurs propres
intérêts. C’est ce qui se produit pour les Cinq
cubains injustement emprisonnés, mais également pour
de nombreuses autres victimes du pouvoir impérial
dans le monde entier.
On doit se rappeler
qu’ils viennent de libérer de véritables espions qui
avaient agi sur le territoire des États-Unis, après
qu’ils aient été détectés, jugés et sanctionnés, une décision qui répondait de manière évidente à leur
engagement politique avec ceux qui avaient patronné
cet espionnage. Pendant ce temps, les Cinq, pour
lesquels il a été impossible de prouver cette
accusation, continuent d’être soumis à des peines de prison imméritées.
Comme l’a dit Ricardo
Alarcon, le président du Parlement cubain, la
réponse doit être la multiplication des réclamations
faites au gouvernement nord-américain et à son président Barack Obama de mettre purement et
simplement en liberté ces cinq cubains qui
n’auraient jamais dû être emprisonnés.
L’injustice manifeste
et démontrée doit se convertir en un moteur
propulseur d’actions sociales, politiques, publiques
et massives jusqu’au cœur même de l’empire. Il faut
brandir les drapeaux de la conscience et de la
vérité, partout où il y a des personnes honnêtes et
sensibles, car la solidarité active sera notre arme
fondamentale pour vaincre l’arrogance impériale et
pour parvenir à transformer ce revers en victoire,
au nom des Cinq et de la dignité de tous les êtres
humains.
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