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La
Havane, 18 février, (RHC)--. Nadine Gordimer,
Prix Nobel de Littérature en 1991, s’est
prononcée à La Havane pour la libération
immédiate des 5 antiterroristes cubains,
prisonniers politiques aux Etats-Unis depuis 11
ans déjà.
Ce
grand écrivain femme sud-africaine vient
d’adresser une lettre au Président Barak Obama
qu’elle a lue dans le cadre d’une conférence au
Centre de Presse International de La
Havane.
Invitée
d’honneur à la Foire internationale du Livre qui
bat son plein à La Havane, cette importante
femme des lettres sud-africaines a dénoncé les
irrégularités qui ont entaché le procès contre
Antonio Guerrero, Fernando Gonzalez, Gerardo
Hernandez, Ramon Labañino et René Gonzalez ainsi
que les souffrances et les tortures
psychologiques dont leurs proches font l’objet.
Ces
5 Cubains s’étaient infiltrés dans les rangs des
organisations contre-révolutionnaires de Miami
afin de déjouer leurs plans terroristes contre
Cuba. Au terme d’un procès inique, au cours
duquel le ministère public n’a présenté aucune
preuve étayant le chef d’accusation, les 5 ont
été condamnés à de très lourdes peines pour «
conspiration afin d’espionner » contre le
gouvernement étasunien.
Nadine
Gordimer était accompagnée de Raks Morakabe
Seakhoa, qui a été en prison aux côtés du leader
sud-africain, Nelson Mandela, pour son
opposition au régime de l’apartheid. Ce dernier
s’est engagé à lutter pour la libération des 5.
Il a ajouté que la Croix Rouge internationale
devait intervenir auprès des autorités
étasuniennes.
Dans
sa lettre Nadine Gordimer souligne
: “Cela
fait plus de onze ans qu’Adriana ne voit par
Gerardo et qu’Olga ne voit pas René. Une cruauté
pareille est inacceptable. Maintenant, dans mon
entretien avec les proches j’ai constaté la
dignité des mères et des épouses qui endurent
avec une fermeté étonnante l’abus inhumain dont
elles ont fait l’objet depuis plus d’une
décennie. Je me joins à la clameur de justice en
faveur de ces 5 cubains innocents. Je demande au
gouvernement du Président Obama leur libération
immédiate. J’appelle également les citoyens du
monde entier : Il est temps déjà de mettre fin
au tourment des 5 Cubains et de leurs proches ».
Dans
son dialogue avec la presse elle a expliqué
pourquoi l’affaire des 5 et l’usurpation d’une
portion du territoire cubain par la base navale
étasunienne de Guantanamo éveille l’intérêt en
Afrique du Sud. Elle a rappelé les années
d’oppression qu’a vécues son pays et comment
elle et des personnes comme elle, en faveur de
la justice, se son retrouvées dans des
situations similaires.
“Ce
qu’il faut faire avant tout pour que Cuba et les
Etats-Unis puissent avoir des relations amicales
c’est libérer les 5 Cubains prisonniers. Ce
serait un geste en faveur de la justice humaine,
mais aussi un acte symbolique, un nouveau début
».
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