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17 Juin 2009
Deisy Francis Mexidor
« Nous n’avons jamais placé nos espoirs
dans le système judiciaire étasunien », mais cette
journée restera « marquée pour toujours comme l’une des
plus honteuses journées de la justice des Etats-Unis »,
a répondu par voie du courrier électronique à Granma,
Alicia Jrapko, après l’annonce, ce 15 juin, de la
décision de la Cour suprême.
Jrapko, qui vit en Californie et milite
pour la libération des Cinq, a déclaré que « des
milliers de personnes du monde entier sont scandalisées
par cette nouvelle infamie du gouvernement de Barack
Obama » en soulignant que « la responsabilité de ceux
qui vivent à l’intérieur des Etats-Unis est encore plus
grande et notre engagement doit être aussi plus grand »
pour faire revenir chez eux Gerardo, Ramon, Fernando,
Antonio et René.
Précisément, à San Francisco,
Californie, une manifestation s’est déroulée devant les
bureaux administratifs du gouvernement fédéral et de la
Cour, où les manifestants brandissaient des portraits
des Cinq et des pancartes qui réclamaient justice.
CE N’EST RIEN DE PLUS QU’UNE AFFAIRE
POLITIQUE
Pour sa part, depuis Miami, l’Alliance
martiste a émis une déclaration indiquant que ce refus
de la Cour suprême confirme, ce que le monde entier
savait depuis l’ouverture du procès contre les Cinq,
qu’il s’agit « d’une affaire qui n’a rien à voir avec la
justice » et qu’elle « est, a toujours été, une affaire
politique ».
L’Alliance réaffirme que les
gouvernements des USA depuis la triomphe de la
Révolution en 1959 « ont maintenu contre le peuple de
Cuba une politique d’agression permanente ».
« Pour nous la seule solution possible
maintenant pour libérer immédiatement les Cinq, passe
par un décret présidentiel, qui est un droit
constitutionnel du président des Etats-Unis », souligne
le texte.
MULTIPLICATION DES MESSAGES
Des messages et des actions de soutien
aux Cinq continuent de circuler. Depuis l’Ukraine,
Manuel Lopez, ami d’Antonio Guerrero, rapporte à notre
quotidien l’indignation que cette nouvelle farce a
suscité dans ce pays.
Marta Speroni, de Buenos Aires,
Argentine, réaffirme que ce moment difficile ne doit pas
nous démobiliser. Rosa Bernal, de son côté, membre de
l’Association de solidarité avec Cuba à Denia, Espagne,
a souligné que « nous trouverons finalement le moyen de
libérer les Cinq ».
DES ARGUMENTS PIETINES
L’avocat nord-américain Leonard
Weinglass avait qualifié d’événement historique et
d’inédit la présentation, le 6 mars dernier à
Washington, de 12 Amis de la Cour, qui exhortaient la
Cour suprême des Etats-Unis à réviser l’affaire des cinq
antiterroristes cubains.
Cependant, malgré les protestations de
l’opinion mondiale, appelant à mettre un terme à cette
histoire tragique et à rétablir les Cinq dans leurs
droits, la Cour suprême, sans explications, a livré un
verdict défavorable, les juges n’ayant fait qu’obéir à
l’administration d’Obama.
C’est pourquoi il vaut la peine, dans ce contexte,
aujourd’hui 17 juin, à quelques heures du 8e
anniversaire du message des Cinq au peuple étasunien, de
rappeler ces paroles qui prennent tout leur sens
aujourd’hui : « Nous les accusés dans cette affaire nous
ne regrettons pas ce que nous avons fait pour défendre
notre pays. Nous nous déclarons totalement innocents. Le
devoir accompli envers notre peuple et notre patrie nous
réconforte. Nos familles comprennent la portée des idées
qui nous ont guidés et elles seront fières pour notre
dévouement envers l’humanité dans la lutte contre le
terrorisme et pour l’indépendance de Cuba ». |