|
Washington,
10 septembre, (RHC)--. L’Association pour la
Justice Civile (Partnership for Civil Justice
Fund) a présenté ce mercredi une demande en
justice devant la Cour du district de Columbia
ayant trait à l’affaire des 5 antiterroristes
cubains.
Le
comité national FREE THE FIVE porte ainsi
plainte contre la BBG, la Société des Directeurs
des Transmissions car elle a refusé de confirmer
avoir payé secrètement des articles contre Cuba
et notamment à l’encontre des 5 antiterroristes
cubains condamnés sans preuves à 4 perpétuités
plus 77 ans de prison pour « conspiration afin
de commettre de l’espionnage».
Evoquant
la loi sur la liberté de l’information, FREE THE
FIVE a demandé à la BBG de rendre publics les
contrats de financement à ces journalistes.
La
plainte de FREE THE FIVE signale que les médias
de Miami ont créé une ambiance hostile aux 5 peu
après leur arrestation, le 12 septembre 1998 et
surtout pendant le procès.
«
Depuis lors, signale le texte, bon nombre de
journalistes à Miami qui se proclament reporters
indépendants, ont été payés par le gouvernement
des Etats-Unis pour atteindre cet
objectif».
Dans
des déclarations par téléphone à Radio Havane
Cuba, Gloria La Riva, coordonnatrice du Comité
Free the Five aux Etats-Unis a déclaré
“Comme
il a été démontré avec des arguments solides au
cours du procès, Miami ne pouvait pas être un
siège juste avec un jury impartial. C’est une
ville où vivent en toute liberté les terroristes
et où la presse est une industrie de couverture
anti-cubaine et en faveur du terrorisme. Bien
que la Cour Suprême ait refusé d’écouter tous
ces arguments sur l’hystérie anti-cubaine à
Miami, nous, au sein du Comité Free The Five,
nous avons ouvert une enquête en janvier de
cette année. Nous avons demandé à connaître, en
vertu de la Loi de liberté d’Information qui
permet d’exiger de n’importe quelle agence
fédérale des information sur ses activités, la
liste de journalistes de Miami qui ont reçu des
fonds du Bureau de Transmissions à Cuba que
dirige Radio TeleMartí. Ils nous ont répondu 2
mois après et nous ont envoyé une liste de 17
personnes.
“Nous
avons remis une liste de 33 journalistes. C’est
en 2006 que l’on a découvert que certains
d’entre eux étaient payés par le gouvernement
des Etats-Unis. Mais la liste que nous a remise
cette agence ne contient que 17 noms. Par
exemple Wilfredo Cancio Isla dont la couverture
hostile de l’affaire des 5, notamment durant le
procès, est archiconnue a reçu plus de 10 000
dollars du gouvernement ; Pablo Alfonso a reçu
plus de 250 000 dollars du gouvernement pour sa
couverture anti-cubaine. Et cette année nous
avons découvert le cas d’un autre journaliste,
Enrique Encinosa. C’est un terroriste qui a pris
part à l’invasion de la Baie des Cochons. Il
travaille maintenant pour Univision et il a reçu
de l’argent du gouvernement étasunien lors de
l’arrestation et du procès des 5. On peut voir
une vidéo de lui sur Youtube disant que les
plasticages contre des hôtels de La Havane en
1997 a été une bonne tactique des terroristes
alors que c’est un journaliste qui travaille
depuis de longues années dans une station de
radio anti-cubaine de Miami. Étant donné que le
gouvernement n’a plus voulu nous donner des
informations nous avons porté plainte pour en
savoir plus, par exemple sur les contrats, les
noms des journalistes »
Concernant
l’utilité que cette plainte peut avoir pour les
avocats des 5 au sujet des préjugés du jury à
Miami pendant le déroulement du procès, Gloria
La Riva a indiqué :
“Les
avocats ont présenté pendant le procès beaucoup
de coupures de presse mais ce que l’on n’a su
qu’en 2006 c’est que beaucoup de journalistes de
Miami sont payés par le gouvernement des
Etats-Unis. Cela est non seulement anti-éthique
mais illégal aussi. La loi interdit au Bureau
pour les transmissions à Cuba de faire toute
transmission ou couverture à l’intérieur des
Etats-Unis ».
La
semaine dernière, dans une analyse sur le
traitement par la presse étasunienne de
l’affaire des 5, Ricardo Alarcon qualifiait
d’inconcevable le fait que le procès le plus
long de l’histoire des Etats-Unis, n’a été
couvert que par des médias de Miami.
«
Ce n’est pas seulement le procès le plus long,
mais encore un procès dans lequel jouaient des
affaires importantes de la politique extérieure
et du terrorisme international » soulignait
Ricardo Alarcon.
|