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Par Tania Hernández
Washington, 11 janvier (RHC)- Le Bureau des Intérêts de
Cuba aux Etats-Unis a condamné un éditorial du
quotidien « The Washington Post » qui dénature
des faits concernant Cuba comme la sanction
contre Alan Gross et l’affaire des 5
antiterroristes cubains prisonniers politiques
aux Etats-Unis.
Dans un éditorial du 31 décembre, le Washington Post a mis
en cause la sanction imposée au citoyen
étasunien Alan Gross, condamné à une peine de
prison pour avoir violé la législation cubaine.
Une lettre envoyée par le bureau des intérêts de Cuba à
Washington signale qu’il faut bien préciser que
l’accusé n’a pas été jugé et condamné pour une
“prétendue activité humanitaire” destinée à
aider la communauté juive à Cuba à se connecter
sur Internet. Les synagogues cubaines y avaient
accès bien avant l’arrivée de ce monsieur dans
notre pays.
Monsieur Gross a violé les lois cubaines et il se
consacrait à des activités cachées, car il avait
été embauché par le gouvernement étasunien pour
appliquer des programmes fédéraux qui portaient
atteinte à l’ordre constitutionnel dans notre
pays- souligne le texte qui ajoute :
Cela est considéré illégal à Cuba comme dans bien d’autres
pays, y compris aux États-Unis.
La lettre rappelle que l’accusé a reconnu sa culpabilité
dans les délits qui pesaient sur lui.
Il faut signaler- explique la lettre- que le gouvernement
cubain a fait savoir aux autorités étasuniennes
qu’il est prêt à chercher une solution au cas
d’Alan Gross, sur la base de la réciprocité
humanitaire.
Le Bureau des Intérêts de Cuba à Washington a également
critiqué la partie de l’éditorial où l’on essaye
de justifier l’injuste châtiment appliqué contre
les 5 antiterroristes cubains prisonniers
politiques aux Etats-Unis.
La réponse cubaine explique que le Washington Post ne tient
pas compte de l’appui mondial à la cause de ces
Cubains dont quatre purgent de lourdes peines
injustes dont deux perpétuités tandis que René
González, le premier à avoir purgé la peine
devra rester trois ans aux Etats-Unis sous un
régime de liberté surveillée.
Le fait de qualifier les 5 combattants antiterroristes
cubains « d’espions qui se sont infiltrés dans
des installations militaires du Sud de la
Floride, est une façon de tromper les lecteurs »
précise la lettre.
Elle souligne que les 5 ne faisaient que surveiller les
activités des groupes terroristes d’origine
cubaine au New Jersey et en Floride pour
prévenir Cuba des attentats la prenant pour
cible.
Grâce au travail des 5, Cuba a partagé avec le FBI sous
l’administration Clinton, des dizaines de films
vidéos et de nombreux détails sur la campagne de
terreur que préparaient ces terroristes.
La lettre ajoute que ces preuves n’ont cependant pas été
utilisées pour arrêter les terroristes mais
pour emprisonner les 5 Cubains au terme d’un
procès judiciaire corrompu pour de motifs
politiques. |