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Une conversation téléphonique avec Gerardo Hernández

Réimpression de Progreso Weekly (Partie 1)

 par Saul Landau

 Avril 16, 2009

 Traduit de l’anglais par Rebelión et Tlaxcala par Ulises Juárez Polanco et revu par Caty R.

Traduit de l’espagnol par Gloria Gonzalez  Justo

(Cette conversation a eu lieu le 1er avril 2009. Le Département de justice a autorisé notre équipe d’enregistrement à parler avec « le prisonnier » en présence d’un gardien de sécurité dans la pièce. Avant sa détention en 1998, Gerardo Hernández dirigeait les opérations des autres agents de sécurité de l’Etat cubain infiltrés dans de dangereux groupes dans la région de Miami. Ils avaient pour objectif d’empêcher les attaques terroristes contre des sites touristiques à Cuba. Nous avons pris avec soin des notes détaillées.)

Saul Landau: Quelle était votre mission et pour quelles raisons ?

  Gerardo Hernandez: Aux Etats-Unis en général, et spécialement en Floride, de nombreux groupes organisaient et perpétraient des actes terroristes à Cuba. Notre mission était de rassembler des informations sur Alfa 66, Les Commandos F-4, la Fondation nationale cubano-américaine et Hermanos al Rescate. De nombreuses années ont passé et j’espère ne rien avoir oublié, mais je crois que ce sont les principaux groupes dans lesquels nous avons travaillé (nous étions infiltrés).

 Saul Landau:  Quelles informations avez-vous tirées de votre infiltration ?

  Gerardo Hernandez: Ce qui m’a d’abord impressionné, c’est l’impunité dans laquelle ces groupes opéraient, alors qu’ils violaient les propres lois des Etats-Unis : les Lois de neutralité (de 1790) qui stipulent qu’aucune organisation ne peut utiliser le sol étasunien pour commettre des attentats terroristes contre un autre pays.

 Dans le cas d’Alfa 66, les agents embarquaient sur une vedette rapide et tiraient contre des objectifs le long des côtes cubaines. Quand ils revenaient à Miami, ils organisaient une conférence de presse et déclaraient ouvertement ce qu’ils venaient de faire.

 Si quelqu’un leur demandait: « Mais, ce que vous faites, ne viole-t-il pas les Lois de neutralité ? ».  Ils répondaient : « En réalité non, parce que d’abord nous sommes allés sur un des cayos quelconque des Caraïbes et ensuite nous sommes allés à Cuba. Techniquement, nous ne sommes pas partis des Etats-Unis ». Ils faisaient cela publiquement et aucune agence étasunienne ne leur demandait des comptes.

 Saul Landau:  En quelle année ?

  Gerardo Hernandez: Cela s’est passé ainsi depuis 1959. Personnellement, j’ai commencé à combattre contre cela dans les années 90. Depuis que je suis ici, à la prison de Victorville (Californie), depuis trois ans, il me semble qu’en 2005, un cubain a été arrêté dans ce même comté avec un arsenal, toute sorte d’armes chez lui. La première chose qu’il a dite a été : «  Bon, je suis un membre d’Alpha 66 et j’utilise ces armes pour lutter pour la libération de Cuba ». Voilà ce que fut sa défense.

 Saul Landau: Les Cinq étaient-ils tous volontaires? Comment se prépare-t-on pour infiltrer un groupe ennemi dans un pays ennemi ? Et ensuite, pour agir comme si tu étais ennemi de ton pays et un de leurs amis ?

  Gerardo Hernandez: Oui, nous sommes tous volontaires. Dans mon cas, je ne suis pas militaire de carrière. J’ai étudié la diplomatie. Il m’a fallu 6 ans pour terminer ma carrière dans les Relations politiques et internationales. Ensuite, je suis allé en Angola, en mission internationaliste volontaire. Alors que je me trouvais en Angola, il semble que j’ai attiré l’attention des services de renseignements cubains et à mon retour, ils m’ont proposé cette mission. Ils m’ont dit : « Nous savons que vous avez étudié la diplomatie, mais vous connaissez la situation particulière dont souffre notre pays, du fait de l’activité de ces groupes terroristes qui viennent de Floride pour commettre toutes sortes de crimes et nous avons besoin de quelqu’un qui aille là-bas pour accomplir cette mission ».

J’aurais pu leur dire: « Non, j’ai étudié la diplomatie, je veux être diplomate », mais les Cubains, ceux qui ont grandi avec la Révolution, nous savons que pendant ces dernières cinquante années, notre pays  s’est trouvé pratiquement confronté à une situation de guerre. À Cuba, celui qui ne connaît pas personnellement une victime du terrorisme, est au courant de l’avion qui explosa en plein vol au dessus de La Barbade et dans lequel sont mortes 73 personnes (octobre 1976). Qui n’est pas au courant de la bombe (en 1997) qui a tué Fabio di Celmo (un tourisme italien en vacance dans l’hôtel Copacabana à la Havane). La bombe avait été placée par un Salvadorien qui a affirmé avoir été engagé par Luis Posada Carriles, pour ne mentionner que ces deux exemples ? Une garderie d’enfants a également été incendiée avec une bonbonne de gaz. Ces événements font partie de la conscience collective cubaine. Si bien que j’ai répondu aux officiers de renseignements : « D’accord, je suis prêt à accomplir la mission ».

 Saul Landau: Comment avez-vous réussi à infiltrer ces groupes? Comment avez-vous réussi à convaincre des personnes comme José Basulto (leader de Hermanos al Rescate), par exemple ?

  Gerardo Hernandez: Pour les Cubains dans ce pays tout est organisé. Les Cubains aux Etats-Unis ont de grands privilèges, des privilèges qu’aucun autre citoyen n’a dans le monde. Les Cubains peuvent arriver par n’importe qu’elle voie, y compris avec de faux passeports. La seule chose qu’ils doivent dire, c’est : « Je viens chercher la liberté », et immédiatement les Etats-Unis leur donnent tous les papiers dont ils ont besoin. Ainsi, dans le cas de Basulto, par exemple, un des nos collègues qui s’est infiltré dans le groupe Hermanos al Rescate avait préalablement « dérobé » un avion de Cuba. René Gonzalez (un des cinq Cubains) a volé jusqu’ici avec son petit avion et, comme à l’habitude, il a été reçu comme un héros. On s’est très bien occupé de lui et ensuite il a rejoint Hermanos al Rescate. Sa mission était de rassembler des informations sur cette organisation.

 Si vous me demandez comment, je vous dirais que la méthode pour nous infiltrer, c’est d’utiliser ces mêmes privilèges que reçoivent tous les Cubains quand ils arrivent dans ce pays, y compris ceux qui ont séquestré d’autres personnes avec eux, qui ont détourné des avions, ou qui ont mis un pistolet sur la tempe du pilote. Regardez des personnes comme Leonel Matias : (en 1994, il a détourné un bateau à Cuba et a tué un officier naval au cours de son action), il a assassiné une personne sur un bateau, il est arrivé ici dans ce bateau, avec ce pistolet et on a même découvert le cadavre. Et bien, malgré tout cela, il n’a eu à répondre de rien devant la justice étasunienne. À ces personnes, tout leur est pardonné automatiquement. Alors, en utilisant ce même type d’avantages, nous avons réussi à nous introduire à un certain niveau de ces organisations.

Quand je fais référence à Hermanos al Rescate, certains doivent penser: « c’est une organisation humanitaire qui va secourir les balseros ». Pas du tout, si leurs activités se limitaient à secourir les balseros, ils n’auraient aucun problème avec les autorités cubaines. Ce que les gens ignorent, c’est que José Basulto, leader de cette organisation, a un long passé de terroriste. Il a été entraîné par la CIA et s’est infiltré à Cuba dans les années 60. En 1962, il est arrivé à Cuba dans une vedette rapide de laquelle il a tiré contre la côte cubaine, y compris contre un hôtel.  Même Basulto, avec cette histoire connue, n’avait pas de problèmes tant qu’il a limité ses actions à secourir les balseros. En 1995, cependant, les Etats-Unis et Cuba ont signé des accords migratoires, spécifiant que les embarcations interceptées en mer ne seraient pas amenées aux Etats-Unis mais qu’elles seraient rendues à Cuba. À ce moment-là, les gens ont cessé de donner de l’argent à Basulto et à son organisation. Ils disaient : «  Pourquoi va-t-on donner de l’argent à l’organisation de Basulto si quand la garde côtière sera informée, les balseros seront renvoyés à Cuba ? »

 Basulto, voyant son négoce en danger, a inventé cette intrusion (en 1995) de l’espace aérien cubain, de façon à ce que les gens continuent de lui donner de l’argent. Cette preuve a été présentée à notre procès. Si la presse n’a pas voulu porter beaucoup d’intérêt au sujet, eh bien, c’est qu’elle ne veut pas toucher un tel matériel, cela n’est pas de son ressort. Je veux parler des medias corporatifs. Les documents montrent parfaitement comment Basulto et Hermanos al Rescate essayaient des armes artisanales pour les introduire à Cuba.

 Quand Basalto a témoigné à notre procès (2001), nos avocats lui ont demandé ce qu’il comptait faire avec ces armes. Tout se trouve dans les enregistrements du procès, bien que personne ne veuille y prêter attention. Les gens ont tendance à parler de Hermanos al Rescate comme si c’était une organisation humanitaire ; ils omettent la partie sur le terrorisme, de la même manière qu’ils omettent le fait que le FBI était lui aussi infiltré dans ces organisations. Le FBI avait également quelqu’un dans le groupe qui informait sur les activités de Los Hermanos. Pourquoi le FBI irait-il infiltrer une organisation humanitaire ?

Saul Landau est écrivain, journaliste, réalisateur de documentaires et universitaire étasunien qui a centré son travail principalement sur l’Amérique latine. Actuellement, il réalise (avec Jack Willis) un documentaire sur les cinq Cubains. Ses travaux sont disponibles en DVD chez roundworldproductions@gmail.com  Il est membre de l’Institute for Policy Studies et auteur de A BUSH AND BOTOX WORLD

 
«Je suppose qu'ils avaient vu beaucoup de films de James Bond» Une conversation téléphonique avec Gerardo Hernández - Partie 2

Traduction automatique par Google

Réimpression de Progreso Weekly

 par Saul Landau

 Apr 23, 2009

  Saul Landau: Avez-vous rencontrer personnellement l'un des terroristes, comme vous les appelez?

  Gerardo Hernandez: Non, j'ai vu certains d'entre eux.  Mais je n'ai eu aucun contact avec eux.  Certains d'entre nous [cinq] ont été accusés d'être des agents clandestins.  J'ai eu une fausse identité - Manuel Viramonte.  J'ai compilé l'information des autres agents livré à moi, ceux qui ont conservé leur propre identité, comme René Gonzalez.  Il a gardé son nom propre.  Il a volé un avion en provenance de Cuba.  Quelqu'un comme qui peut compter sur de gagner la confiance, et l'approche d'une organisation.  Ce n'est pas le cas dans mon cas, puisque je n'ai même pas une vraie histoire.  Donc ma mission était de rassembler des informations des autres m'a donné, et l'envoyer à Cuba.

  Landau: Pendant la journée, vous avez travaillé en tant que graphiste?

  Hernandez: J'ai été plus d'un entrepreneur indépendant.  À moins que le [couverture] histoire.  J'ai fait quelques illustrations pour un journal, mais il est juste de maintenir l'image.

 Landau: Donc, vous sous la direction de ceux qui avaient infiltré des groupes violents?  Expliquez comment vous avez fait cela.

 Hernandez: Il n'est pas approprié de donner trop de détails, non?  Mais dans le procès des documents, il montre que nous avions des agents ayant accès à ces [terroristes] organisations.  Leur fonction est de protéger Cuba par l'apprentissage de nombreux éléments d'information concernant les plans terroristes de ces organisations.

 Par exemple, René rejoint les Frères à la rescousse et il entend un commentaire de Basulto qu'ils ont une arme prête à tester sur des cibles dans les Everglades.  Ils ont le feu et cela fonctionne.  Maintenant, ils essaient de trouver un endroit à Cuba pour tirer.  Eh bien, je suis alerté par précédemment organisé des méthodes de communication, comme un bip.  Je l'appelle avec un langage codé et nous rencontrer.  Nous vous prendre des précautions et de se rencontrer et me dire qu'il avait sur eux l'essai de cette arme.

 Or, Alpha 66 est la planification d'une expédition d'armes à feu à la côte cubaine ou ils veulent mettre une bombe dans un avion plein de touristes en provenance d'Amérique centrale en cours à Cuba.  Je ne suis pas rien.  J'aimerais essayer de les encourager à en savoir plus tout en ne prenant pas de risques inutiles.  J'ai ensuite envoyé cette information à Cuba et Cuba répondre en me disant de faire ceci ou cela, de rechercher des informations par ce biais ou cela.  En gros, c'est mon travail.

 Landau: Décrivez ce qui s'est passé le jour où le FBI vous arrêté.

 Hernandez: C'était un samedi [Septembre 12, 1998].  Je dormais.  Il était environ 6 heures, j'ai vécu dans un petit appartement d'une pièce.  Mon lit était près de la porte.  Je me souviens de l'audience dans mon sommeil quelqu'un tente de forcer la serrure.  J'ai entendu un bruit comme ils ont frappé à la porte.  Il s'agit d'une équipe SWAT.  Au moment où je me suis assis dans le lit, j'étais entouré de gens avec des mitraillettes et les casques et tous vous voir dans les films.  Ils m'ont arrêté, menotté, moi, et a regardé dans ma bouche.  Je suppose qu'ils avaient vu beaucoup de films de James Bond et ils pensaient que je serais de cyanure dans la bouche.  Alors, ils se sont vérifiés afin de s'assurer que je ne me poison.  Je leur ai demandé pourquoi ils m'ont arrêté.  Ils ont dit: «Vous savez pourquoi." Ils m'ont mis dans une voiture et m'ont emmené dans le bureau du chef de la sud de la Floride, le FBI, Bureau 163e Ave.  ici, à Miami.  Là, l'interrogatoire a commencé.

 Nous avons été mis dans des bureaux séparés, chacun de nous.  Ils se sont assis dans un bureau, moi, m'a menotté au mur.  Là, ils m'ont interrogé.  J'ai eu la "honneur" que Hector Pesquera est venu me voir.  Il a été le directeur de la succursale de la Floride du Sud, le FBI, et il est de Porto Rico.  Et ma fausse identité, Manuel Viramonte, est de Porto Rico, aussi.  Je lui ai dit que j'étais, de Porto Rico et il a commencé à me poser des questions au sujet de Porto Rico.  Toutes sortes de questions.  Qui a été le gouverneur de telle ou telle année?  Où avez-vous vivre?  Qu'est-ce que avez-vous pris le bus pour aller à l'école?  Quel chemin avez-vous pris?  Et quand il a vu que j'étais en mesure de répondre à ces questions, il a vraiment bouleversé.  Il a frappé son poing sur la table et a dit: «Je sais que vous êtes cubain et vous allez à pourrir en prison parce que Cuba ne va pas faire quelque chose pour vous."

 Ensuite, ne pas lui en particulier, mais les autres qui ont pris part à l'interrogatoire, a commencé à essayer toutes sortes de techniques.  Ils me disent: «Vous savez comment cette entreprise.  Vous savez que vous êtes un fonctionnaire illégale.  Vous savez ce qu'il dit dans les livres, que Cuba ne pourra jamais reconnaître qu'ils vous a envoyé ici avec un faux passeport.  Ils n'ont jamais de vous reconnaître, de sorte que vous pourrir en prison.  La meilleure chose que vous pouvez faire est de coopérer avec nous et nous vous offrons ce que vous voulez.  Nous allons modifier votre identité, vous donner un nouveau compte bancaire. "Ils ont dit que ce soit, pour que je rat sur les autres.  Ils diraient: "Voici le téléphone.  Appelez votre consulat. "Stratégies visant à me faire tourner.  C'est ce qui est arrivé à tous les 5 d'entre nous séparément.  Plus tard, ils nous ont emmenés à la prison, le centre de détention fédéral de Miami, et nous a mis dans le "trou".

 Landau: Pour combien de temps?

 Hernandez: 17 mois.  Les cinq premiers ont été difficiles pour les 5 d'entre nous, bien sûr.  Ceux qui ont de fausses identités n'ont pas à écrire à quelqu'un, ni personne ne nous écrire, pas à un téléphone.  Parfois, il nous était permis d'appels téléphoniques.  Les gardiens d'ouvrir la petite fenêtre dans la porte, et de mettre le téléphone existe.  "Est-ce que vous allez appeler quelqu'un?  Votre famille à Puerto Rico?

 «Non, je dirais," je ne vais pas faire appel ".

 "Mais pourquoi?" Ils disent, pour être cruel, car ils savaient que je n'avais pas de Porto Rico et de ne pas utiliser le téléphone.  Ces mois ont été difficiles.

 Landau: Décrivez "le trou?"

 Hernandez: C'est un domaine qui a toutes les prisons, où ils ont mis des prisonniers de sanctions disciplinaires, ou à des fins protectionnistes s'ils ne peuvent pas être avec le reste de la population.  La cellule de Miami est sur le 12ème étage.  Les cellules sont pour 2 personnes, mais nous avons été les seuls à nous, individuellement, pour les 6 premiers mois - et sans contact.  Plus tard, nos avocats ont pris des mesures juridiques pour que nous puissions répondre à deux.  Dans les 6 premiers mois en isolement cellulaire, nous avions une douche à l'intérieur de la cellule de sorte que vous pouvez prendre un bain quand vous le voulez.  Mais vous avez tout dans la cellule humide lorsque vous prenez une douche.  Vous êtes dans la cellule 23 heures par jour, et une heure par jour de loisirs où ils prennent à un autre endroit.  A Miami, il était pratiquement juste une autre cellule, mais un peu plus grand et avec cette grille par laquelle vous avez pu voir un petit morceau du ciel.  On pourrait dire si elle était le jour ou la nuit, et un peu d'air frais serait à travers.  C'est ce qu'ils ont appelé «la récréation." Mais souvent, nous ne sommes pas allés parce qu'ils me prennent trop de temps vous le menottage, la vérification de votre corps, votre cellule, pour vous et retour.  Parfois, ils nous mettent tous ensemble dans la cellule, donc pendant cette heure, nous pourrions parler.  Le régime était strict.  Ils ont utilisé pour punir les détenus qui ont commis une grave indiscipline.  Il nous étions 23, parfois 24 heures par jour, à l'intérieur de ces 4 petits murs, à ne rien faire.  Il est très difficile, d'un point de vue humain.  Et beaucoup de gens ne pouvaient pas le prendre.  Vous pouvez les voir commencer à perdre de leur esprit, commencer à hurler.

 Landau: Avez-vous faire quelque chose de mal?

 Hernandez: Non, nous avons été envoyés là-bas depuis le début.  Ils nous ont dit qu'il était de nous protéger de la population en général.  Mais à mon avis, il a plus à voir avec leur tentative de nous faire tourner.  Après la peur et l'intimidation n'ont pas leur avis, «Eh bien, laissez-le mettre à l'isolement pendant quelques mois et voir si elles changent d'avis."

 La seule chose à lire la Bible a été, et même pour que, vous avez eu à présenter une demande écrite à l'aumônier.  J'ai fait la demande, d'avoir quelque chose à lire, et a obtenu une bible.  Quand ils ont apporté à moi - je ne sais pas si c'est une coïncidence ou quoi - elle avait des cartes de l'intérieur, y compris les numéros de téléphone de la FBI.  Juste au cas où je l'avais oublié, hein?  Comme si, «Eh bien, ce gars est communiste demandant la Bible ... il doit être sur le point de tourner."

 Voilà comment je l'imagine qu'ils pensaient ou intrigant.

 Saul Landau est un Institut d'études politiques de Fellow faire un film (avec Jack Willis) sur les cinq Cubains.  Ses autres films sont disponibles à la roundworldproductions@gmail.com

 
«Cuba a le plus grand" crime ": son désir d'être une nation souveraine et indépendante»

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Saul Landau

 2009-04-30

  Conversation téléphonique avec Gerardo Hernandez de prison aux États-Unis (Partie III)

 Saul Landau: Plus tard, vous êtes allé à la prison à Lompoc [Californie]?

 Gerardo Hernandez: Oui, nous avons eu une bataille juridique nous permettant de sortir de "trou" et à la population générale.  Puis vint le procès, et après le procès, un autre mois de retour dans "le trou." Puis, après la détermination de la peine, ils nous a envoyé aux différents établissements pénitentiaires.  J'ai été envoyé à Lompoc, et en 2003 dans "la boîte". Cela s'est passé dans toutes les prisons 5, le même jour.  Il n'est toujours pas clair pourquoi, ou qui a donné l'ordre.  Lompoc est une très ancienne prison, à l'exception de «trou», qui est l'endroit où ils envoient des gens qui attaquent les gardes ou mis le feu à des matelas, pour les incorrigibles, «la boîte», un sous-sol en dessous de "trou" - 10 double - doored cellules.  Ils m'ont mis là-bas, dans mon sous-vêtements, pieds nus pour un mois.  Je ne savais pas si c'était le jour ou la nuit, parce que vous êtes à l'intérieur pendant 24 heures.  Il n'y a pas d'heures de loisirs ou de quoi que ce soit.  Une fuite s'égoutte de la cellule ci-dessus.  Chaque fois que la personne évacuée de la toilette, l'eau souillée se heurterait à des murs de ma cellule.

 Je me suis plaint au sujet de la santé des dangers.  Mais ils avaient prévu de nous y maintenir pendant un an, pour "des mesures administratives spéciales." Ils avaient mis en garde-moi, je n'aurais pas tous les contacts, pas de visite, rien.  Pour communiquer avec mon avocat, j'ai dû envoyer une lettre.  J'ai dû faire une enveloppe d'un morceau de papier, et de sceller avec du dentifrice.  Rien à lire, rien pour écrire, rien!  Cela est tout à fait un mois difficile.  Ils [les autorités de la prison] nous a dit que nous serions là pour un an, et à la fin de cette année-là ils avaient de notre cas, nous pourrions être indéfiniment.  Lorsque les gardes-moi de prendre un bain pour 3 ou 4 gardes de me menotter.  Les autres cellules ont ouvert leurs portes extérieures.  La porte intérieure était comme une barrière fermée, mais la porte extérieure de fer que vous avez complètement isolée, a été laissée ouverte, afin que les gens ne ferait pas de folle.  Mais le mien était toujours fermé.  Quand ils me prennent à la douche, ils fermer les autres portes afin que personne ne serait même me voir - parce que l'une des règles est que je pourrais avoir un contact avec personne.  J'étais là pour un mois, ne sachant pas si elle était le jour ou la nuit, l'eau sale qui coule mes murs, pieds nus, avec la lumière sur 24 heures par jour, entendu des cris de gens autour de moi, dont certains sont devenus fous.  Un jour, un jeudi, ils m'ont amené à signer des documents, en disant, je serais là pour un an.  Le mardi suivant, sans explication, tout comme ils m'ont amené là sans savoir quoi que ce soit, ils m'ont fait sortir.  Nous avons découvert que beaucoup de personnes ont protesté à l'extérieur de la prison.  Les membres du Congrès ont demandé de nous.

 Landau: Sous prétexte que vous avez été jeté dans la boîte? "Comment rester sain d'esprit avez-vous?

 Hernandez: prétexte?  Aucun.  Le lieutenant qui m'a pris du trou m'a demandé: «Pourquoi allez-vous le trou?" J'ai dit: «Vous me demandez?  Vous devriez me le dire. "Lorsque j'ai demandé ils me disent," Commandes d'en haut. "D'ailleurs, cela a eu lieu un mois avant que nous ayons à présent nos appels, lorsque nous avons le plus besoin de contact avec nos avocats sur la finalisation des documents d'appel .  Nous [cinq] est allé à "l'ouverture", un mystérieux hasard, juste avant notre appel.

 Comment pourrais-je supporter?  Nous étions parfaitement conscients du large appui de gens qui essaient de nous faire justice.  Cela a vraiment touché nous.  Nous savions que Cuba protestation, mais aussi que des amis dans le monde entier, y compris dans ce pays, fera tout son possible pour nous libérer.  Nous avons fait sortir du trou, enfin.  En effet, des protestations ont eu lieu dans de nombreux pays, et en face du Bureau des prisons.  Ces actions vraiment vous donner l'espoir, la force.  Et vous savez que vous ne parvenez pas à allumer vos camarades ... les gens qui ne manquera pas de vous et espérons que vous ne manquerez pas eux.  Alors, vous passez toute la journée à penser: "Rien ne peut se passer pour moi ici, je ne peux pas avoir une crise de panique, une dépression nerveuse, je ne peux pas céder, pas même un peu parce que trop de gens qui vont dire que contre moi . »Cela vous donne la force.

 Landau: Avez-vous penser à votre famille?

 Hernandez: Le gouvernement américain ne donne pas la [femme] d'un visa pour me rendre visite - de 10 ans.  Nier-moi la chance de voir ma femme est partie de ce processus, l'interrogatoire, les incitations à trahir, des mois d'isolement, le FBI ou les plans de l'administration ne s'est pas concrétisé.  Au départ, ils pensaient: "L'arrestation de ces agents de Castro, les menacer et ils grovel, parce que c'est le riche et le plus beau pays du monde.  Cuba est un pays pauvre, une dictature ... "Pour les 50 dernières années, ils ont dit les Américains," Cuba est un enfer - mais vous ne pouvez pas y aller pour voir par vous-même. "

 Les Américains sont libres de faire beaucoup de choses, mais pas Voyage 90 miles à visiter ce pays pour vérifier les allégations du gouvernement.  Ils ont prévu pour la «5» à changer de camp, la création de ce fantastique spectacle de propagande: nous dénonçons ce qu'ils pensaient que nous devons dénoncer, condamner la révolution, comme ils le font avec les athlètes ou défection musicien.  Tout ce que vous avez à dire est: «Je viens ici en quête de liberté." Le gouvernement tire le maximum d'eux, puis ils sont oubliés.  Cela a été plus ou moins le plan pour nous, mais cela n'a pas fonctionné.  En représailles, ils allaient faire de notre vie aussi difficile que possible.  Pour les 10 ans.  Prisonniers e-mail à leurs familles.  Ils ne m'ont pas laissé utiliser l'e-mail, même pas avec ma femme.

 Landau: Qu'est-ce que faire de Cuba vers les États-Unis pour mériter la peine de 50 ans?

 Hernandez: Cuba, le plus grand "crime": son désir d'être une nation souveraine et indépendante.  L'histoire remonte au-delà de 50 ans.  Cuba a remporté la guerre d'indépendance contre l'Espagne [1895-98], lorsque les États-Unis a déclaré: "Ce n'est pas bon pour nous!" Tout à coup, et mystérieusement, l'USS Maine explose [à La Havane Harbor], le prétexte de l'intervention américaine pour faire échec à Espagne.  Ensuite, ils ont mis l'amendement Platt dans la constitution de Cuba [permettant l'intervention des États-Unis].

 Retour beaucoup plus loin: à Cuba, les fruits mûrs, de tomber dans les mains des États-Unis, Cuba est dans la 'US-arrière.  Cette petite île souffre le malheur d'être à partir de 90 miles le pays le plus puissant au monde.  Cuba a refusé d'être le spa et les États-Unis bordel comme au bon vieux temps où les marins ont uriné sur la statue de Jose Marti.  Ces délais restent présents dans l'esprit des Cubains.  Cuba, le pire crime est d'être libre et souverain - sans l'ambassadeur des États-Unis de dicter comme il l'a fait pendant environ un demi-siècle.  C'est pourquoi Cuba ne peut être pardonné, de vouloir avoir son propre système.  N'oubliez pas qu'ils [les entreprises américaines] appartenant à des casinos, les industries, les meilleures terres, elles appartiennent pratiquement le pays.  Qui a pris fin en 1959, quelque chose dont ils ne peuvent pas nous pardonner.

 Landau: Vous êtes puni comme un symbole de «manque de respect?"

 Hernandez: Oui, mais il ya un autre élément fondamental, à mon avis.  Le FBI était dans une position inconfortable, car il est connu que le FBI avait pénétré les Frères à l'aide de sauvetage Juan Pablo Roque, [un autre agent de renseignement cubain].  Il a été son agent, il lui a versé à leur donner l'information.  Lors de cette sortie, le FBI a examiné mauvais à l'extrême droite de Miami wingers.  Le FBI a cherché un bouc émissaire, pour qu'ils puissent dire: «Nous avons attrapé ces cinq coupable."

 Landau: Qu'est-ce que «Frères à la rescousse espérer atteindre avec votre procès?

 Hernandez: Principalement, un objectif économique.  Certains d'entre eux ont des opinions politiques légitimes et sont patriotes, à leur manière, mais beaucoup sont là pour des raisons économiques.  Les anti-Castro est une industrie de plusieurs millions de dollars l'industrie.  Depuis 50 ans, les gens ont vécu cela: les commentateurs de radio aux chefs de 3500 organisations de la succion de l'argent fédéral pour "la liberté à Cuba"; ou de dons provenant des personnes âgées à acheter des armes pour la "libération de Cuba." Il n'a jamais eu lieu de [José] Basulto à voler dans l'espace aérien cubain, alors que les personnes étaient en lui donnant l'argent pour patrouiller les eaux au large de la Floride.  Il avait acheté un peu de petits avions qui ont donné de l'argent avec.  Lorsque les gens cessé de donner - pourquoi seraient-ils le faire si la Garde côtière allait envoyer chevrons retour à Cuba - pensait-il, "je mieux d'inventer quelque chose d'autre." C'est quand il a commencé à voler dans l'espace aérien cubain ... pour garder l'argent qui po

 Aussi, à mon avis, Basulto, qui est intelligent, mai ont voulu provoquer un grave conflit.  Ils rêvent de la journée de l'armée américaine aurait essuyer les révolutionnaires de la planète.  Sur les cendres ils reconstruire leur propre Cuba; Cuba qu'ils avaient avant la révolution.  Ce qu'ils n'ont pas été en mesure de le faire, l'armée américaine ne serait pour eux.  C'est la raison pour laquelle ils appellent la baie des Cochons, une "trahison." Ils pensaient que l'armée américaine serait en charge de la baie des Cochons.  Cela a été la trahison de Kennedy.  Donc, je ne doute pas Basulto l'intention de créer un conflit international.  Il n'a pas quel que soit le nombre de Cubains ou les Américains mourraient.  Tout ce qui importe, c'est que leur pays de retour, ce qu'ils considèrent comme leur pays.

 Landau: A Miami, il y avait une rumeur: Basulto a été un agent cubain.  Toutes ses missions s'est soldée par un échec ou une catastrophe.

 Hernandez: Cette deuxième partie est vrai, mais la première partie ... j'en doute.  C'est une honte que des vies ont été perdues [Février 1996 après l'abattre des Frères avions], mais je vous assure de Cuba a fait tout son possible pour l'empêcher.  Ils ont envoyé 16 notes diplomatiques, par les voies officielles, en demandant aux États-Unis de ne pas permettre que les Frères de voler dans l'espace aérien cubain.

 Saul Landau est un Institut d'études politiques de Fellow faire un film (avec Jack Willis) sur les cinq Cubains.  Ses autres films sont disponibles à la roundworldproductions@gmail.com  

 
«Un petit détail à propos de Miami ... il ya beaucoup de bonnes personnes, ainsi»

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Saul Landau

2009-05-11

  Conversation téléphonique avec Gerardo Hernandez de prison aux États-Unis (partie IV)

 Saul Landau: En Angola, en Afrique, qu'avez-vous fait?

 Gerardo Hernandez: je suis allé en tant que commandant en second d'un peloton de scout.  Tout d'abord, notre classe a reçu la formation générale.  Puis nous nous sommes joints à des unités différentes à travers l'Angola.  J'ai été placé dans la province de Cabinda, dans le 10ème Brigade Tank, 11e groupe tactique.  Le lieutenant-gauche et je suis devenu chef de peloton jusqu'à ce que son remplaçant est arrivé.  Notre mission était d'explorer une partie du nord de l'Angola, très proche de la Congo, une combinaison de jungle et de désert.  Afin de protéger nos troupes, nous repéré la zone autour de l'unité, à la recherche d'indications de l'activité ennemie.  Nous voudrions explorer, avec la lutte contre les ingénieurs, et d'inspecter les routes de notre unité de véhicules utilisés.

 Par exemple, nous avons utilisé un bien pour obtenir l'unité de l'eau, et de nos camions, il a à conduire.  Pour empêcher l'ennemi de placer des mines, nous avons patrouillé dans la zone de combat pour trouver les ingénieurs des mines.

 J'étais là, de 1989 à 1990.  La presse a dit que je ne les missions de combat.  Il ya une grande différence entre une mission de combat et un combat.  Le peloton de dépistage a accompli sa mission sans entrer dans le combat.  Nous avons achevé 64 missions de combat, mais je n'ai jamais eu de combat.  Malgré qu'il soit la dernière phase de la collaboration cubaine en Angola, j'ai eu des camarades qui ne rencontre l'ennemi mines.

 Landau: Pourriez-vous parler de la vie à Miami?  Comment comparer la vie à La Havane?

 Hernandez: Je viens de La Havane, entre La Vieja Guinera et Linda.  Il ya tellement de différences.  La première chose qui vient à l'esprit est la différence.  Mais ce qui m'a le plus frappé n'est pas matériel.  Par exemple, à Cuba, les gens vivent avec leur ouvrir les portes à leurs voisins et ils savent pratiquement tout le monde dans le quartier.  A 8 dans la nuit de votre enfant peut être en dehors de la lecture.  Ainsi, vous crier à la porte pour les enfants de venir et manger, ou se baigner.  Ils vivent avec l'assurance de savoir que personne ne soit la vente de leurs médicaments ou de l'enlèvement des enfants de lui.  Dans mon immeuble, à Miami, même si j'étais là depuis des années, j'ai reconnu certains pays voisins, mais les gens vivent avec leurs portes fermées.  C'est un environnement différent.  À Cuba, si vous voyez un bébé avec les parents, même si vous ne savez pas ce bébé, vous le dites, "Oh quel beau bébé!" Et tu lui tape sur la tête et le pick up de lui ... et c'est normal .  Pas ici.  Vous devez être très prudent sur ce genre de chose ici.  Aussi, il y avait certains quartiers de Miami, où tous les habitants ou d'un pourcentage important d'entre eux sont d'une race.  Et les gens vous dire: "Soyez prudent, ne pas y aller parce que vous regardez et blanc que du noir avec des bandes de quartier."

 Cela m'a choqué, car à Cuba, nous vivons dans un mélange complet.  L'autre chose que j'ai remarqué - lire l'histoire cubaine, et des histoires de ma famille m'avait dit, vous voyez des gens comme Esteban Ventura, le célèbre tortionnaire Batista police qui sont venus à Miami, après le triomphe de la révolution.  Ainsi, vous pouvez marcher sur la même rue, où ces personnes avaient promenaient librement.  Plusieurs fois, j'ai entendu parler Orlando Bosch, et vu de près, sachant qu'il était l'un de ceux qui ont ordonné une bombe sur un avion cubain, qui a tué 73 personnes [1976].  Ces expériences ... bien, il est difficile à décrire.  Je parle de mon expérience personnelle.  Mais les quatre autres avaient d'énormes expériences aussi bien, sinon plus.

 Leurs expériences sont très similaires à la mienne.  Ils ne sont pas dans le même "trou" dans Lompoc que moi, mais le leur est tout aussi mauvais, voire pire.

 Un petit détail à propos de Miami.  Dans cet «environnement» de peur et d'intimidation, d'affairisme, de la "Donne-moi l'argent et nous allons faire tomber Castro" extorsion de fonds, ils [se réfère à des exilés comme Guillermo Novo et Pedro Remon qui ont utilisé leur réputation de violence de récolter de l'argent.  Les deux ont collaboré avec Luis Posada à une tentative d'assassinat de Fidel Castro sur le Panama en 1999] utilisent parfois contre leurs ennemis, dans tout ce que la faillite morale, j'ai remarqué que beaucoup de Cubains, ou cubaine, y compris ceux qui sont nés ici, et d'autres Latino-Américains aussi bien - mal si Cuba et les États-Unis peuvent avoir une meilleure relation, une relation de respect mutuel, débarrassé de l'intrigue, la confusion et les tensions.  Il m'a vraiment frappé parce que je sais, ils risquent leur vie pour le faire.

 Negrin [Eulalio, assassiné par Omega 7, au New Jersey 1979] a perdu la vie, car il s'oppose à eux.  Replica Magazine (édité par Max Lesnik) opposée à la ligne dure prévaut], le Marazul [affrètement des vols vers Cuba à partir de Miami] office [bombardé les deux].  Tous les bombardements de la population, les victimes, tout simplement parce qu'ils souhaitent une plus respectueux des relations US-Cuba, tout comme les Cubains ici pouvoir Voyage à Cuba pour passer du temps avec leurs familles.  C'était comme une lueur d'espoir en sachant tout le monde n'est pas à Miami, a été confinée à l'intérieur de l'atmosphère que de gaz asphyxiants, récalcitrants, dominatrice mafia, mais qu'il ya beaucoup de bonnes personnes.

 Landau: Hector Pesquera [chef du bureau du FBI à Miami] interrogé vous.  Quelle a été sa motivation, à votre avis?

 Hernandez: Je ne sais pas si il voulait une promotion, ou tout autre avantage, peut-être même un avantage économique.  Il a été déplacée vers le secteur privé.  Ports et Aéroports conseiller, je crois.  Je sais qu'il voulait gagner les faveurs de ceux qui contrôlent la «République de Miami." Comme je vous l'ai dit, le FBI a la réputation douteuse, il a été, après la Roque et les Frères à la rescousse des expériences.

 Ecoutez l'appel à des émissions de radio.  Les gens se plaignaient: «Le FBI nous a trahi!" "Ils ont été d'espionnage sur les Frères à la rescousse!" Je pense donc que un facteur de motivation a été de jeter un morceau de viande pour les bêtes, afin de les rendre heureux.  De leur dire "Vous dites que nous avons rien fait, mais en regardant ces gars-là nous avons pris!" Dans le cas de Pesquera, sur la base de ce que j'ai lu, il est possible que ses propres convictions extrémistes ont été très, très pro de la mafia cubano-américaine .  Donc je pense que, pour lui, il a été un grand plaisir.  Et après le procès, lui et les autres agents du FBI ont célébré avec Basulto, ensemble dans leur triomphe.  Donc, il n'était pas trop étrange.

 Landau: Avez-vous jouer un rôle clé dans le retour de Roque?  [Juan Pablo Roque, un ancien pilote de MIG cubains, en cachette de Miami pour la Havane le 23 Février 1996, le jour avant que les deux avions ont été abattus.  Deux jours après la fusillade, il a apparu sur la télévision cubaine condamnant Frères à la rescousse.  Roque a organisé sa défection en 1992 et a ensuite été recrutés par les missions et a volé pour les Frères.  Roque a déclaré que le projet d'attentats sur les frères cubains et les bases militaires étaient en cours à la contrebande d'armes anti-personnel à Cuba et faire sauter les pylônes à haute tension d'interrompre l'approvisionnement en énergie.  Le FBI a recruté Roque d'informer sur les Frères.  Après avoir refait surface à Cuba, Miami radio talk show hosts, le FBI a dénoncé comme communistes pour avoir embauché un agent cubain de s'infiltrer Frères.]

 Hernandez: Oui, j'ai joué une partie [à obtenir Roque secrètement à Cuba].  Le gouvernement américain a voulu montrer que le retour de Roque est liée à la destruction de la [Frères] avions.  C'est absolument faux.  Il est bien connu que le retour de Roque avait été prévu [par la Sécurité de l'Etat cubain] pendant un an avant ce qui s'est passé.  Pourtant, que la confusion persiste.  La poursuite habilement retiré certains communiqués de la preuve concernant l'opération de Venise - Roque de retour - et il semble faire partie de l'opération Scorpion, l'opération pour prévenir les violations de l'espace aérien cubain.

 Un exemple clair est un message que j'ai envoyé en réponse à une demande de Cuba en disant que pour moi, c'était un honneur de contribuer, même si dans la plupart des mineures, à une mission réussie.  Il est très clair dans la preuve que cette opération visée à Venise, sur la Roque.  Le gouvernement a utilisé pour montrer que je participe à la destruction des avions, mais ils savent qu'il n'a rien à voir avec l'opération Scorpion.  Notre avocat le savait, mais, malheureusement, en raison de la façon dont ce système fonctionne, nous ne pouvions pas perdre de temps et d'espace à clarifier.  Le parquet mixte de deux le but de créer un nuage.  Mais nous n'avons pas encore été en mesure de préciser ce point en raison de l'espace et d'autres limites, limites à tout.  J'espère qu'à un moment donné, il sera précisé.  Même si ce n'est pas vraiment indispensable, car même avec la confusion, il est clair, je n'avais rien à voir avec cela.  Mais je ne veux pas admettre, même à ce sujet, car il n'a pas été le cas de cette façon.  Mais oui, j'ai joué un rôle dans le retour de Roque.

 Landau: Plus précisément?

 Hernandez: Cuba Roque voulait revenir à Cuba, afin qu'il révèle les informations qu'il avait contre les Frères à la rescousse, leurs véritables intentions, en expliquant qu'ils weren'ta organisation humanitaire, mais plutôt celle de plans d'armes.

 Mais il ne pouvait pas être fait dans le temps et par pure coïncidence Roque retourné [à Cuba], à l'époque de l'abattre [Février 24, 1996].  Mais il ya un autre message dans la preuve [au procès], que Cuba a dit Roque de retourner à Miami le 23 ou le 27, car il y avait des vols sur les jours à Miami.  Et les Frères à la rescousse de vols ont été le 24.  C'est clair dans la preuve.  Donc, si Roque de retour est lié à la destruction des avions, pourquoi seraient-ils lui dire qu'il pourrait revenir sur la 27e depuis tout le monde savait que les vols allaient être le 24?  Élément de preuve que la négation de ceux qui prétendent Roque de rendement lié à la shootdown.  Mais le gouvernement ne touchera pas que, parce que son effet sur leur histoire inventée.  En substance, Roque a dû être sorti de là avec une série de mesures de sécurité et c'est là que nous avons dû faire notre part.  Mais je vous assure que l'opération de supprimer Roque n'a rien à voir avec la destruction des avions.  Il s'agissait d'une opération totalement différente de celle qui avait à faire avec les Frères à la rescousse.

 
«La petite île de 90 miles a pas le droit de choisir son propre destin»

Traduction automatique par Google

Saul Landau

 2009-05-14

 Conversation téléphonique avec Gerardo Hernandez de prison aux États-Unis (Dernière de 5 parties)

 Saul Landau: Avez-vous parlé de la poursuite?

 Gerardo Hernandez: Non Tout passe par nos avocats.  Au départ, j'ai parlé avec l'avocat du gouvernement [défenseur].  Il a suggéré la possibilité de coopérer avec le gouvernement.  Je ne sais pas si il a été la présentation de la poursuite de l'idée ou non.  Mais je lui ai dit que s'il voulait continuer à être mon avocat nous ne devons pas toucher à nouveau ce sujet.  Et il n'a jamais mentionné de nouveau.  Bien plus tard, ils [le gouvernement] a offert ce que l'on appelle moyen de bonnes affaires, ce qui signifie que l'on pourrait admettre sa culpabilité et de coopérer.  Nous avons rejeté toutes ces tentatives.  Mais nous n'avons jamais eu de contact direct avec l'accusation.

 Saul Landau: At-il se produire pour vous de collaborer, de façon à échapper au cauchemar que vous avez décrite?

 Gerardo Hernandez: Regardez, nous avons été en prison pendant plus de 10 ans.  Les gens qui connaissent ce cas ont dit à moi: "Cuba, vous devez avoir payé beaucoup d'argent pour cela!" J'ai toujours rire et dire: «Si j'avais fait ce que j'ai fait pour l'argent, je ne serais pas ici." Parce que quand on travaille pour de l'argent, on travaille pour le plus offrant.  Et Cuba ne pourra jamais payer ce que ce pays pourrait payer.  J'aurais accepté leur [US] offre et enregistré moi-même 10 ans derrière les barreaux, sans voir ma femme.  Beaucoup de gens ne comprennent pas les personnes mises à penser que tout l'argent dans la vie.

 Non, jamais la trahison m'a traversé l'esprit.  C'est tellement évident que cela devient difficile à expliquer.  Cela signifierait non seulement l'autonomie de trahison, comme un révolutionnaire, mais aussi tout un pays, ma famille.  Cela signifierait trahir tous les Cubains que, dans les cent années qui ont quelque chose de la révolution de 1868, ont donné leur vie afin de Cuba pourrait être libre, indépendant et souverain.  J'ai été clair dès le départ: ce que je faisais n'était pas mal.  Je suis désolé, j'ai dû casser quelques-uns [US] lois, mais c'est pour une bonne cause et absolument nécessaire.  Donc, je n'ai rien à reprocher.

 Saul Landau: une accusation contre vous: conspirateurs de commettre l'espionnage.  Quelles sont les preuves que le gouvernement des États-Unis ont?

 Gerardo Hernandez: Aucun.  Je suis accusé de superviser d'autres personnes qui ont été impliqués dans cette [opération de collecte de l'information].  Prendre Antonio [Guerrero, l'un des cinq], par exemple.  Antonio est allé à un [emploi] bureau à Key West, où il a vécu, à la recherche d'un emploi.

 Une femme dans le bureau lui a parlé d'un plombier de l'emploi à la base navale de Key West.  Et il a accepté.  Il ne cherche pas d'emploi.  Elle a offert à lui.  Nous avons apporté cette agence pour l'emploi de la femme le procès [en tant que témoin].  Elle a témoigné qu'elle avait gardé d'insister, il prend ce travail.  Une fois qu'il a commencé à travailler là-bas, nous avons informé de Cuba.  Cuba a déclaré: «Nous savons que le préalable à une invasion américaine de l'autre pays, comme Haïti et auparavant, il y mai être une augmentation des ressources déployées à cette base.  Par exemple: "Sur une journée normale, il pourrait être de 12 avions.  Si vous voyez des 25 avions de nous le faire savoir parce que quelque chose de drôle est le gong ".

 Il a été défensive.  Cuba a voulu en savoir plus sur les mouvements extraordinaires là.  Rappelez-vous, c'est la base la plus proche de Miami, où ces gens [militants exilés] ont une grande influence.  Et ils rêvent de l'armée américaine d'éliminer tous les révolutionnaires de Cuba, de sorte qu'ils peuvent revenir.  Ainsi, Cuba a toujours eu cette préoccupation.  Parfois, Antonio dirais: "Il ya une mauvaise situation sur la base, il ya autant d'avions, autant de gauche et ce nombre de retour." C'est évidemment l'information militaire.  Mais, selon les lois américaines, il ne s'agit pas d'espionnage.  Toute personne qui conduit le long de la Route 1 [dans le sud de la Floride] peut voir comment il existe de nombreux avions, l'information du public.  Il existe des précédents juridiques que ce n'est pas l'espionnage.

 La poursuite a dit: "Vous avez raison, ce n'est pas l'espionnage.  C'est en vue de commettre l'espionnage. "Parce que certains jours Antonio voudrais déminage, afin qu'il puisse obtenir un autre poste ayant accès à des informations secrètes." Durant toutes ces années [de 1993 à 1998] qui ne s'est jamais produit.  Mais ils disent qu'elle pourrait avoir lieu.  Ils ont donc tendu cette accusation, et l'a condamné.  C'est peut-être la seule affaire des États-Unis d'être une personne reconnue coupable de "conspiration en vue de commettre l'espionnage", dans laquelle la personne n'a absolument aucun accès à des informations secrètes.

 Saul Landau: A propos de vous connaître Frères à la rescousse de vol serait à ce jour?  Saviez-vous que les forces aériennes cubaines prévu de les attaquer, et de les attaquer sur les eaux internationales?

 Gerardo Hernandez: C'est l'autre charge.  Si vous aviez d'abord demandé la poursuite, «Quel rôle at-il [Gerardo] ont à faire que cela se produise?", Ils diraient: «Il leur a transmis des plans de vol." Plus tard, il a été prouvé que je n'ai pas envoyer les plans de vol.  La FAA [Federal Aviation Administration] a envoyé les plans de vol.  Mais, outre que, ce que le plan de vol?  Basulto a donné une conférence de presse, annonçant qu'ils seraient battant le Février 24.

 Nos propres avocats a même fait cette erreur en disant: «Quand on leur a transmis des informations concernant le plan de vol ..." Non, je n'ai même pas le faire.  J'ai envoyé aucune information concernant ce vol.  Ils ont dit que de la négligence, et même si elle s'était produite, il n'aurait rien à voir avec quelque chose, mais il n'a même pas arriver.  La folle poursuite inventé l'idée est que non seulement je sais qu'ils [Cuba] allaient tirer sur les avions vers le bas - je ne savais pas - mais je savais le faire sur les eaux internationales, que Cuba a été la conspiration, et non pas seulement d'abattre ces avions envahir l'espace aérien cubain, mais sur les eaux internationales.  C'est la plus absurde que n'importe qui pourrait jamais inventer.  Mais le procès a eu lieu à Miami, et donc je serait trouvée coupable d'une charge à tous.

 Saul Landau: Qui contrôle à Cuba, ce genre d'attaque, MIG des pilotes ou des personnes sur le terrain?

 Gerardo Hernandez: Je suppose que ce serait anti-cubaine de défense aérienne et des Forces armées du ministère - y compris le radar au sol et de l'Air Force.  Ma compréhension est Fidel Castro et je crois que Raul a expliqué en détail sur la manière dont la télévision cubaine des ordres ont été donnés.  Je n'ai pas de détails à ce sujet parce que c'est arrivé pendant que j'étais ici.  Je suppose que le système de radar, l'Air Force et le haut commandement ont travaillé ensemble comme une machine bien huilée.

 Saul Landau: Avec l'élection de Obama, prévoyez-vous des mesures positives en vue de Cuba et de votre cas?

 Gerardo Hernandez: Oui.  Obama, dans sa campagne, a eu le courage de dire qu'il serait prêt à parler avec Cuba sans conditions préalables.  Auparavant, à Miami, qui a été pratiquement un suicide politique.  Toute personne qui fait savoir qu'il allait perdre la Floride cubaine vote.  Mais il l'a dit et je pense que les politiciens américains dire tout est calculé.  Donc, il savait les risques.  Il a remporté, sans obtenir une majorité des Cubains vote.  Alors, il leur doit rien.  Il est intelligent, et sait que les 50 ans de la politique erronée envers Cuba n'a produit aucun résultat.  J'ai donc attendre, et sans beaucoup d'espoir ou de fausses attentes, pour lui, de prendre des mesures plus raisonnables, des mesures en vue rationnel Cuba.  Ce pays se dirige vers une relation de respect avec Cuba - dans l'intérêt des deux pays.

 Dans mon cas, je ne vous attendez pas à rien faire.  Ma politique a toujours été: s'attendre au pire, si quelque chose arrive, je serai reconnaissant.  Dans notre situation - le 5 - on ne peut pas vivre sur de faux espoirs et les illusions.  Je suis face à la vie des phrases et je suis prêt.  Si quelque chose doit changer, je vous en félicitons, mais je ne peux pas penser à ifs.  Psychologiquement, vous devez être préparés à ce qui va arriver, de ne pas vivre sur des illusions.

 Saul Landau: Comment avez-vous survivre chaque jour?

 Gerardo Hernandez: je passe la plupart de la journée de lecture et d'écriture.  J'ai une énorme tragédie et agréable avec correspondance.  Certains jours, je reçois 60, 80 lettres.  ... Le record est de 119.  Alors, imaginez, la simple lecture de ces lettres est difficile.  Les jours passent à une vitesse incroyable.  Ils aident à garder mon esprit distrait.  J'essaie de lire ce qui est publié sur Cuba, à me tenir au courant de mon domaine d'expertise, les relations internationales.  Parfois, les gens ici me demandent: "Comment pouvez-vous lire tous les temps?" I enjoy it.  Malheureusement, je ne peux pas répondre à toutes les lettres.  Certains ont même deviens fou.  Mais c'est impossible car il ya tellement de lettres et pas assez de temps.

 Saul Landau: Avez-vous un message à Washington?

 Gerardo Hernandez: Oui.  Si je pouvais, je dirais: "si nous sommes coupables de rien, il est seulement de faire la même chose que de nombreux Américains patriotes sont en train de faire maintenant, dans les montagnes de Tora Bora chercher des informations sur Al-Qaïda, de sorte que la des actes commis le 9 / 11 ne se reproduisent jamais. "

 Je suis sûr que ces gens sont considérés ici comme des patriotes.  C'est exactement ce que nous faisons ici: la collecte d'informations en Floride pour empêcher les actes terroristes à Cuba.  Le terrorisme contre Cuba n'est pas une abstraction.  Ceux qui sont morts à cause de ces actes ont noms et prénoms, les actes prévus à l'impunité ici en territoire américain.  Notre seul crime est celui commis par les jeunes Américains qui, aujourd'hui, de recevoir des médailles pour elle.  Il est donc paradoxal: d'un pays mène une guerre contre le terrorisme, les maisons des terroristes [en Floride], de protéger ceux qui mettent des bombes sur les avions qui ont tué des dizaines de personnes [Luis Posada et Orlando Bosch], et ils sont glorifiés pour le faire.

 J'aimerais aussi les États-Unis à comprendre: Cuba est un pays libre et souverain.  Elle a le droit de choisir sa propre voie, de construire son propre destin, son propre système.  Qu'on le veuille ou non, nous les Cubains sont ceux qui décident ce que nous allons y remédier, ce que l'on doit changer, ce qu'il faut faire différemment, et à construire notre société.  Si l'on avait la paix nécessaire à la construction de notre système social de la façon dont nous avons toujours rêvé, les choses seraient différentes aujourd'hui.  Nous avons progressé bien plus encore.  Malheureusement, nous n'avons pas eu la paix pour être en mesure de le faire.  J'espère que le jour viendra où les États-Unis comprennent que l'île, les petits 90 miles, a le droit de choisir son propre destin.  Je pense que ce jour-là viendra le jour où les peuples américain et cubain se sentent plus étroitement liés, en se fondant sur le respect mutuel.

 
 

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